Culture et société

Mode de vie

  • En bas de l’échelle sociale, l’Ugali, bouillie de farine de maïs ou de manioc accompagnée d’une sauce, est le plat de base. Les femmes et les enfants cultivent de petits lopins de terre et les frais de scolarité (à partir de 90 000 Tsh par an dans le secondaire soit environ 50€) sont le souci permanent.
  • La maison souvent inachevée par manque de fonds est faite de moellons et le toit est fait de tôle ondulée ou de chaume. Les toilettes sont bien souvent à l’extérieur et l’on va puiser l’eau à la pompe commune ou dans un cours d’eau.
  • En haut de l’échelle nous trouvons au contraire une élite peu nombreuse souvent très proche du gouvernement qui roule en 4×4 et habite des maisons à l’occidentale dans les quartiers chics de Dar Es-Salaam.
  • Le reste de la population se situe entre les deux, le plus souvent proche du bas de l’échelle. Les femmes travaillent tout le temps pour les enfants ou dans les champs. La majorité des étudiants ne peuvent pas se permettre de continuer leurs études faute de moyens financiers et le chômage les guette surtout en zone rurale. Le tourisme crée des emplois mais pas assez.
  • La famille occupe une place centrale dans la société tanzanienne. Les mariages, les funérailles et chaque fête sont des moments importants qui rythment la vie de la famille. Chaque fête est l’occasion d’afficher sa richesse en dépassant largement le budget de la famille!
  • La famille étendue joue un rôle primordial de soutien à la communauté. Ce système se révèle plutôt efficace car relativement peu de gens vivent dans la rue.
  • Au sein de la communauté et dans la famille, des hiérarchies invisibles dictent un ordre social strict: les hommes possèdent l’autorité, les enfants sont tout en bas de l’échelle et les femmes sont juste au dessus d’eux.
  • Les structures tribales sont aujourd’hui quasiment inexistantes suite à leur abolition par Nyerere à l’indépendance.
  • Sur le sujet du Sida, la Tanzanie se porte mieux que ses voisins d’Afrique avec un taux d’infection de 6.5% chez les adultes (contre 19% en Afrique du Sud par exemple). Cependant, les observateurs ne sont pas optimistes sur le développement de la maladie dans le pays. Il n’y a en effet pas véritablement de débat public et les décès dus au VIH sont souvent attribués à la tuberculose ou à une cause inconnue.

Population

  • Près de 120 ethnies cohabitent en Tanzanie au côté d’un petit nombre d’asiatiques et d’arabes qui ont toutefois un poids économique important. La plupart des groupes ethniques sont de petite taille ,c’est pourquoi aucune ethnie n’a réussi à imposer sa domination sur le pays.  95% des Tanzaniens sont d’origine bantoue (Sukuma, Nyamwezi, Makondé, Haya et Chagga). Les Masaïs sont d’origine nilotiques.
  • La Tanzanie est relativement peu urbanisée avec 37% de citadins. La densité varie considérablement d’une région à l’autre mais la moyenne est de 40 habitants/km².

Religion

  • Les musulmans représentent 35 à 40% de la population et ils se concentrent historiquement sur la côte et dans les villes qui furent des relais sur les routes caravanières.
  • Les chrétiens représentent 45% à 50% des Tanzaniens avec principalement des catholiques romains, des luthériens et des anglicans. La communauté la plus importante est établie dans la région de Moshi au pied du Kilimandjaro.
  • Le reste de la population est adepte des religions traditionnelles axées sur le culte des ancêtres, la terre et divers objets rituels. Il existe aussi de petites communautés d’hindous, de sikhs et d’ismaéliens.
  • Les principales tensions religieuses ont surgi par le passé en chrétiens et musulmans mais aujourd’hui la religion ne joue pas de rôle prépondérant dans la vie politique tanzanienne.
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