Jour 4 : Karanga

Nous nous réveillons avec un grand soleil qui pointe son nez au dessus du Barranco Wall et nous sommes au dessus d’une mer de nuages qui couvre la plaine tanzanienne. Jean-Claude n’a pas dormi à cause de l’altitude semble-t-il !

Avant d'attaquer le Barranco Wall

Avant d'attaquer le Barranco Wall

Dans le Barranco Wall

Dans le Barranco Wall

Nous attaquons la matinée avec le Barranco Wall juste derrière le camp : 25O m environ de vertical où il faut utiliser les mains par endroit mais aucune difficulté insurmontable. Après 1h30 de marche, nous arrivons au sommet et le soleil nous a déjà quittés, nous plongeant dans un épais brouillard. Va-t-il encore pleuvoir comme les derniers jours ? Pour atteindre Karanga Hut, perché à plus de 4000m, il nous faudra encore monter et descendre en traversant plusieurs vallées. Le paysage est de plus en plus minéral avec de gros blocs rocheux et quelques séneçons ça et là : c’est le désert d’altitude. Nous essuyons quelques gouttes de pluie mais pour une fois, nous arrivons complètement secs au camp juste avant midi après 3h20 de marche, ce qui est très appréciable! Certains groupes poussent jusqu’à Barafu dans l’après midi pour tenter le sommet dans la nuit. Couper l’étape en deux est un bon choix pour parfaire l’acclimatation avec une nuit supplémentaire à 4000m environ avant la dernière nuit à 4600m.

On apprend sur le trajet que notre équipe comprend 27 personnes dont 22 porteurs, 4 guides et un cuisinier! L’agence nous avait dit 16 mais au final ils sont bien plus nombreux!

Après-midi sous la tente pour se reposer. Vers 16h on s’avale un énorme plat de pop corn avec le thé pour changer!

William ouvre le caisson hyperbare cet après midi… L’engin fait vraiment peur, mieux vaut ne pas en arriver là ! C’est une housse dans laquelle on enferme celui qui souffre d’un mal des montagnes grave et une pompe permet de faire redescendre la pression à un niveau correspondant à une altitude plus basse. Il y a une petite vitre pour garder un œil sur la victime! Franchement, ça ressemble plus à un sac à cadavre qu’à une machine à sauver des vies. En tout cas, si on ne rigole pas, ça fait rire William!

Depuis Karanga, le sommet semble encore plus proche, on le touche presque mais il faudra encore établir un camp vers 4600m à Barafu puis crapahuter toute une nuit pour espérer fouler le toit de l’Afrique…

Karanga, vue sur le Mont Meru, le matin, avant de partir vers Barafu

Karanga, vue sur le Mont Meru, le matin, avant de partir vers Barafu

Le sommet du Kilimandjaro depuis Karanga

Le sommet du Kilimandjaro depuis Karanga

Réponses

  1. Si Jean-Claude ne dort pas c’est qu’il fait des rêves !!!….Isabelle à toi de le faire dormir !!….

    • hé Oui! j’ai trouvé Jean Claude, les pop corn avec du thé… je t’avais plus tôt conseillé une petite fiole de génépi…quoi! des produits du terroir, rien de meilleur pour passer de bonnes nuits…n’est ce pas Isabelle.


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